Dis : Euh…

Dieu peut se lire « Dis : Euh… ».
« Dis », c’est la parole créatrice, le Verbe. « Euh… » marque le doute, l’hésitation, le silence. 

« Euh… » se dit « Éh… » en hébreu
אה
Guematria = 6, soit le chiffre de l’Homme créé le 6ème jour.

Mispar Neelam (méthode du « nombre caché », soit l’épellation de chaque lettre moins la lettre elle-même)
לף א
= 111, soit la guematria pleine de Aleph
אלף

Guematria pleine de « Éh… »
אלף הא
= 117
= YHVH HaElohim (« Dieu, qui est Elohim », soit le Dieu Un qui est aussi le Dieu d’apparence multiple)
יהוה האלהים

« Éh… » peut aussi évoquer phonétiquement le « Et » français : une conjonction, un lien. Le doute n’est pas seulement ce qui sépare de Dieu, mais ce qui relie.

Dans ce monde en exil, Dieu ne se dévoile pas : il se retire, se cache. Son existence laisse place au doute. Si le Divin était entièrement dévoilé, il n’y aurait plus de place pour l’Homme. Le Divin ne se trouve pas là où tout est certain, mais là où quelque chose demeure à chercher.
Dieu se trouve comme dans l’intervalle entre le Dis et le Euh, entre la révélation et le voile, entre la présence et l’absence, entre la certitude et le doute. La parole créatrice contient en elle-même l’hésitation de Celui qui se cherche.